Le Blog des Chroniques de L'Eveil

Comment comprendre nos racines pour être libre d'être soi :

De plus en plus, de nombreuses personnes revendiquent leurs convictions, leurs valeurs, et leurs libertés : d'être, de penser, de se soigner...convaincues que leurs valeurs sont le fruit de qui elles sont, dans leur unicité, quelles en sont la source. Elles veulent se démarquer, ne pas "être des moutons", montrer leur indépendance, vivre en autosuffisance, ne dépendre de personne pour penser et vivre librement.


Et pourtant, ces personnes qui veulent à tout prix démontrer leurs vérités individuelles, sans être sous l'influence de qui que ce soit, le sont, si elles n'ont pas fait un certain cheminement personnel.


Connaître ses racines et comprendre que l'on porte les mémoires blessures et intelligences de l'humanité nous permet de trouver notre individualité et de nous construire
Savoir d'où l'on vient pour être libre d'être

Nous sommes tous porteurs de mémoires :


- De l'Humanité

- De nos lignées familiales

- De notre Pays

- De notre culture

- De notre Religion ou communauté


Nous nous sommes construits depuis notre conception par mimétisme avec les personnes qui nous entourent : parents, famille, profs, amis, société, représentants de l'autorité, médias..

C'est ce que les neurosciences appellent les neurones miroirs : le fait d'apprendre en observant les autres ou de répéter un acte en le voyant chez quelqu'un (le bâillement, l'empathie, un bébé qui sourit car il voit que ça fait rire ses parents).


Nous grandissons par mimétisme grâce aux neurones miroirs qui nous permettent de créer nos schémas neuronaux et nos vérités.
Neurones


Et c'est ainsi qu'à force de voir et entendre plusieurs fois les mêmes choses, nous avons crée des schémas neuronaux comme des vérités.

Parce que c'est un système de survie. Notre cerveau a besoin d'appartenir à un groupe, donc de s'identifier à d'autres, parce que l'Homme ne peut vivre seul dans la nature.

Donc, nous avons toujours des fonctionnements primaires, qui appartiennent au début de la civilisation. Puis, nos Intelligences, vitales, physiques, émotionnelles...ont été marquées par ce que nos ancêtres ont expérimenté : à titre individuel et collectif.


L'histoire des Hommes et des Femmes qui nous ont précédés a forcément un impact sur notre façon de vivre et de penser à titre individuel et collectif
Humanité et Histoire nous constituent

Nous portons ainsi des mémoires de masculin et féminin blessés.

Plus que jamais, nous sentons le besoin pour chacun de retrouver une harmonie, à la fois dans la posture et le rôle de la Femme et de l'Homme et dans les 2énergies qui sont bien souvent déséquilibrées en chacun de nous (être dans le faire tout le temps, culpabiliser d'être dans une activité plus douce, plus créative ou intuitive, prendre des moments de repos...)

En plus de l'histoire de nos familles et de ce que nous sommes nous mêmes venus expérimenter dans notre vie, nous allons avoir tendance à réagir selon ces héritages, de façon personnelle.


Nos mémoires transgénérationnelles et nos racines sont les fondations de qui nous sommes aujourd'hui. Le conscientiser permet de savoir qui l'on veut incarner
Construire ses fondations

Ces racines sont nos fondations, elles nous ont nourris et font de nous les personnes que nous sommes aujourd'hui.

Nous ne pouvons donc pas revendiquer que nos convictions nous appartiennent et ne sont pas influencées.


Surtout quand on considère que toute situation est neutre.


Nous voyons bien, qu'en fonction des blessures et des histoires de chacun, nous interprétons et réagissons différemment selon une sensibilité teintée par du vécu.


Comment savoir quelles sont nos valeurs individuelles ?

Il y a un exercice qui consiste à faire le point sur les valeurs et principes des personnes qui nous ont permises de grandir et que nous continuons d'entretenir et voir ce qu'elles nous évoquent :



- Sommes nous en accord avec elles ? Et avons nous envie de continuer à les transmettre et les incarner ?

- Ou prenons nous conscience qu'elles ne résonnent pas avec qui nous voulons être, et dans ce cas, il serait plus juste de nous en détacher ?


Il est important aussi de rester objectif : il est possible de reprocher des choses à son parent et d'admirer d'autres valeurs que nous avons envie de continuer à cultiver :


Exemple : un père menteur, mais qui a toujours été très présent et aimant pour sa famille.

=>Pour éviter de rencontrer des situations où l'on nous ment, nous allons travailler sur cette notion de vérité-mensonge, pour nous en détacher et ne plus l'attirer. Par contre, nous allons faire en sorte d'incarner et transmettre cette valeur d'être présent et aimant pour sa famille.


La Psychogénéalogie (voir l'article sur la psychogénéalogie en cliquant ici) nous permet aussi de découvrir à quelles loyautés familiales nous sommes reliés, et quelles mémoires nous portons, alors qu'elles ne nous appartiennent pas.


Comment se détacher de ces valeurs ou fonctionnements qui ne nous appartiennent pas ?


Il est possible de déprogrammer des fonctionnements par des actes symboliques ou des méditations. La nature ayant peur du vide, d'autres fonctionnements seront reprogrammés à la place en fonction de ce que vous désirez vivre et incarner.

De nouveaux schémas neuronaux vont être créer : de nouvelles vérités. Comme un sportif qui s'entraine, ou un élève d'auto-école, petit à petit cela deviendra des automatismes.


Le fait de prendre conscience de ce que nous voulons représenter comme valeurs, ou besoins est aussi un premier pas vers le détachement.


A l'aide de méditations guidées, nous pouvons aussi rendre à notre famille ce qui lui appartient.


Notre relation à l'autre : le miroir de ce que nous devons comprendre pour cheminer :


Nous sommes venus expérimenter en nous confrontons aux autres comme des miroirs qui nous renvoient ce que nous devons encore travailler : parce que ça nous blesse, parce que ça nous rappelle quelque chose que nous ne voulons plus, ou que nous désirons, un comportement qui nous correspond ou que nous nous refusons d'avoir...

Vivre en conscience, c'est justement prendre le temps de se demander pourquoi cette personne est dans notre vie à ce moment là, et pourquoi son comportement nous touche d'une façon ou d'une autre : Quelle est cette occasion à grandir ? Que devons nous apprendre ? De quoi devons nous, nous détacher ? Est ce que ça fait écho à l'enfant qui souffre en nous, et qui crie pour qu'on l'entende enfin et que l'on soigne sa blessure ?


Exemple : Nous réagissons à la rigidité d'une personne à notre égard et cela nous perturbe.

- Questions à se poser : A qui ce comportement me fait il penser : un de mes parents ? Un prof ? Un grand parent ? Moi ? Mon ex femme ?

- Qu'est ce que je ressens : de la frustration ? De l'injustice ? De la colère ? De la tristesse ? de la Révolte ?

De l'impuissance ? De la dévalorisation ? - Pourquoi j'attire cette rigidité à mon égard ? Est ce que je déteste les gens autoritaires ? Qu'on me dicte ce que je dois faire ? Est ce que je me sens piégé-e ? Assisté-e ? Empêché-e d'être moi ? D'être libre ?


Mais est ce que j'interprète la situation avec les bons ressentis ?


Exemple : Si ma femme me demande de la prévenir avant que je planifie mes sorties ou RDV : est ce vraiment parce qu'elle veut me contrôler ? Peut être que c'est simplement pour anticiper le planning de la famille, ses propres rendez-vous, ne pas organiser quelque chose le même jour...

Je peux croire qu'elle se prend pour ma mère, à vouloir me donner l'autorisation de faire ce que je veux faire. Ou je peux me dire que ça la rassure de pouvoir exprimer que ce jour là, elle a déjà prévu quelque chose, et que je prends en compte aussi ses impératifs en compte.


En changeant ma façon d'interpréter les choses, je peux changer mes ressentis et les résultats sur la relation :

Si je change de point de vue, et que je me dis que cette personne joue ce rôle par protection, comme si c'était une carapace, parce qu'elle a peur que l'on voit sa sensibilité, parce qu'elle est déjà très triste, ou a peur des autres ? Peut être n'a t-elle pas les outils pour se montrer plus douce ? Peut être que c'est sa blessure qui s'exprime et que je n'y suis pour rien dans cette histoire : elle réagit avec colère parce qu'elle ressent de l'injustice et veut montrer qu'elle existe...


Ainsi : je me rends compte que je me fais des films.


Etre libre de penser et d'être, c'est aussi respecter les besoins de l'autre et accepter que son histoire et son héritage sont différents et font que nous n'avons pas la même façon d'envisager la vie.


Nous grandissons par mimétisme, c'est pour cela que les personnes qui n'ont aucun lien de sang peuvent se ressembler quand elles grandissent ensemble.


A nous de choisir notre comportement face à l'autre :


- Sommes nous en Réaction : RE-ACTION : action (du passé) répétée (de notre vie, ou de celle de nos ancêtres.) Et dans ce cas, c'est l'enfant ou l'ado blessé qui se révolte, parce qu'il crie au Monde sa blessure jamais entendue ni cicatrisée.

Il suffit qu'un enfant ait vécu une situation qui l'a touchée : humiliation, rejet, abandon, injustice, trahison, à chaque fois que quelqu'un lui dira ou fera quelque chose qui réactive cette blessure, il réagira en subissant.


Exemple : Sarah, 6ans, a préparé un spectacle à l'école. Sa mère n'est pas venue la voir : Sarah s'est sentie abandonnée par sa mère.

En grandissant, elle aura toujours peur que les gens ne soient pas présents pour elle, et s'ils annulent un RDV, elle se sentira abandonnée, et demandera toujours plus de preuves d'amour.

Ou : Quand Pierre était petit, sa maman faisait tout à sa place : lui donner à manger à la cuillère, le laver, ranger sa chambre, lui tenir la main pour ne pas qu'il tombe, nettoyer s'il renversait quelque chose...

Si bien qu'en grandissant, Pierre n'ose pas prendre son autonomie, et quand il échoue dans sa vie personnelle, il ne comprend pas qu'il n'y a personnes pour recoller les morceaux derrière lui. Il manque de confiance, se dévalorise et reproche aux autres de ne pas être là pour lui.



- Ou sommes-nous en Admiration ?

Admirer c'est accueillir l'idée que l'autre peut être plus grand que moi dans sa sensibilité, une compétence, un savoir, un don... et qu'à son contact, par sa présence, nos échanges, je vais grandir, évoluer. Il n'y a plus de différences d'âge, de milieu socio-culturel, de revenus, de religion ou de sexe..


En se plaçant sous cet angle, nous choisissons de ne plus être dans le jugement ou le rapport de force.

Et en prenant conscience de la différence de l'autre, je comprends que mon unicité peut être une force à incarner. Donc je vais chercher quelle est ma zone de génie, ce don, cette particularité qui me caractérise et qui fait mon originalité.


Si nous sommes prêts à admirer l'autre, nous devons aussi l'être à accepter que les personnes qui nous aiment ou qui voient en nous cette singularité, aient envie de nous accompagner à grandir.


Nous avons tendance à croire que l'autre veut nous changer. C'est un problème récurrent dans les couples. Nous n'acceptons pas que l'autre nous dise ce que nous devrions faire, penser ou changer alors que par définition, il nous aime, donc ses intentions ne peuvent être que bienveillantes.


Mais comme nous avons des difficultés à sortir de ce que l'on connait, notre cerveau primitif se met en route et en protection. Notre mental commence à se faire des films et à émettre des projections sur l'autre par rapport à toutes ces blessures et ces filtres à travers lesquels nous concevons la vie, et le Monde qui nous entoure.

Comprendre dans quelles conditions nous avons été conçu, quel est le projet sens de nos parents, de notre famille, le contexte social, du pays, les ressentis des parents, les mémoires des ancêtres
Travailler son prénatal

Travailler sur notre Prénatal :


Donc connaître dans quelles conditions nous avons été conçus peut nous aider à nous comprendre. Parce que nous sommes imprégnés de leurs ressentis, et des évènements qu'ils ont vécu à cette période.

Donc connaître dans quelles condition nous avons été conçus peut nous aider à nous comprendre. Connaître le Projet sens de nos parents :

Que projetaient-ils sur nous comme avenir ? Quel enfant voulaient ils : caractère, sexe, physique, tempérament, carrière ?


Nous sommes aussi connectés aux ressentis de notre mère puisque nous avons été dans son ventre, ceux de l'autre parent qui accompagne la grossesse, mais aussi de notre grand mère (parce que maman avait déjà ses ovules quand elle était dans le ventre de sa propre mère, donc elle a engrammé les ressentis de ses parents) . Et nous pouvons porter la mémoire d'un autre ancêtre (voir l'article sur la psychogénéalogie).

Donc, comprendre notre arrivée au Monde va nous aider à comprendre ce qu'il se passe en nous.


Exemples : Si nous sommes un enfant illégitime, si nous avons failli mourir à la naissance, si nous avons été abandonné-e, rejeté-e, aimé-e, adopté-e, désiré-e, notre vie portera cette empreinte et jouera notre relation à nous même, au Monde, à l'argent, à notre légitimité, notre confiance...


La connaissance de soi permet de savoir comment nous voulons cultiver nos racines :


Se construire selon nos racines, notre histoire, les mémoires des femmes et hommes qui nous ont précédé et qui nous ont transmis leur savoir, intelligence, et expériences
Comprendre nos racines

Plus nous nous connaissons, observons, plus nous comprenons ce qui nous touche et quelles sont nos influences. Plus nous savons qui nous voulons incarner, ce que nous souhaitons vivre, plus nous serons en mesure de nous libérer de ce qui nous freine, et plus nous nourrirons ce qui nous permet de nous réaliser dans une vie sans regrets.

Et la connaissance de soi, va de pair avec la conscience du vivant qui nous entoure.

En comprenant que nous sommes liés au reste du Monde, comme les gouttes d'eau qui forment l'océan, nous comprenons que nous ne pouvons avancer seul-e, mais que nous nous construisons grâce à notre relation à l'autre.


Pour être libre d'être, de penser, nous devons prendre conscience que la différence est notre essence, harmoniser les contraires, assumer notre individualité pour laisser notre empreinte, et mieux vivre avec les autres.

Parce que nous aussi nous influençons et transmettons nos valeurs aux personnes qui nous côtoient, aux nouvelles générations à notre communauté, et tous ceux avec qui nous interagissons.


L'autre m'impacte, plus j'harmonise nos différences, plus je peux transmettre ma singularité
Apprenons à vivre avec les différences de chacun

Alors si nous voulons voir un changement dans ce Monde pour qu'il devienne plus fraternel, apprenons à vivre avec les autres en les acceptant dans leurs différences, en apprenant à ne pas être impacté-e par ce qui nous dérange, et à nous focaliser sur ce qui nous permet de créer du lien et de nous respecter, en s'autorisant à être nous-même.


Cet article m'a été inspiré d'une conférence de Arouna Lipschitz (Philosophe de la relation, écrivain, réalisatrice)


Si vous voulez apprendre à décrypter vos croyances, votre héritage familial, contactez moi !


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