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Le Blog des Chroniques de L'Eveil

Comment ne plus avoir peur de suivre une thérapie ou un coaching ?


J'ai envie et besoin d'une séance d'accompagnement en thérapie ou coaching mais j'ai peur, je n'ose pas franchir le pas. Comment faire ?
Comment dépasser ma peur du coaching ou de la thérapie ?

L'idée de prendre un RDV pour te faire accompagner en coaching ou thérapie t'angoisse ?


Selon une enquête de la Fondation FondaMental, environ 15 % des Français ont consulté un psychologue ou un psychiatre au cours de l'année écoulée.

Selon l'American Psychological Association (APA), environ 42 % des Américains ont consulté un thérapeute à un moment de leur vie. Environ 10 % des Américains consultent un thérapeute chaque année.


Selon une enquête du Centre National de Santé Complémentaire et Intégrative (NCCIH), environ 33 % des adultes américains utilisent des thérapies alternatives ou complémentaires chaque année. Cela inclut des pratiques comme l'acupuncture, le yoga, les massages thérapeutiques, et les médecines traditionnelles comme l'Ayurveda et la médecine traditionnelle chinoise.


Si le recours à l'accompagnement a tendance à être plus accessible et fréquente, il peut être difficile de se sentir à l'aise avec l'expérience.


Je suis surprise de constater que ce sujet est peu traité. Et j'avais envie de vous partager ma réflexion et mon expérience sur ce sujet.

Car il est bien plus fréquent qu'on ne le pense, de ressentir et de se demander comment ne plus avoir peur de suivre une thérapie ou un coaching.


J'ai souvent lu des articles, ou posts pour expliquer aux gens, en quoi un accompagnement peut les aider, et pourquoi investir sur eux peut être plus rentable, que de rester avec leur problématique ( un coaching coute moins cher qu'un divorce). J'ai aussi vu des posts culpabilisants, pour les personnes "non coachables" comme si elles faisaient forcement exprès de ne pas se sentir en confiance.


Mais en réalité, j'ai l'impression qu'admettre que des personnes puissent ressentir une insécurité liée à l'exercice, et que c'est légitime, est un peu tabou.


Si je m'intéresse au sujet, c'est bien évidemment parce que je l'ai expérimenté.


Et que ce sentiment de ressentir un blocage dans cet exercice, alors que j'en ai fait mon métier m'a donné envie d'explorer ce qu'il peut se jouer en moi, ou chez les personnes que j'accompagne.


L'avantage de cette exploration et de cette expérience, m'a permis de revoir ma posture et mon approche de l'accompagnement, en tant que professionnelle, pour que les personnes se sentent encore plus en sécurité.


"QUAND ON VEUT ON PEUT ": c'est faux !

Vouloir évoluer, mieux se comprendre ou se connaitre ne suffit pas à réussir à se sentir à l'aise, et en confiance avec un thérapeute, ou un coach.

Parce que si une partie de nous, voit le potentiel de ce que cela peut nous apporter, notre système de survie, lui va tout bloquer, car il ressent cela comme un danger.


Comment ne plus avoir peur de suivre une thérapie?

Explications de ce qui peut en être la cause :

Si dans votre enfance, vous avez reçu une éducation à la maison ou à l'école, où l'on vous a répété :


  • Ne montre pas tes émotions

  • Garde ton avis pour toi

  • Les adultes ont toujours raison

  • Si tu continues de pleurer, je t'en colle une autre, pour que tu aies une bonne raison

  • Tais toi

  • Sois sage

  • Si tu ne sais pas répondre correctement tu seras puni-e

  • Je m'en fiche des autres, toi tu as eu une mauvaise note : tu dois être le/la meilleure

  • Et tout ce qui va avec "tu es nul-le, pas assez, tais toi, fais ce que je te dis..."


Ou que vous avez vécu de la violence, du rejet à un moment où vous étiez plus fragile ou vulnérable :

Vous avez expérimenté et enregistré la croyance = vérité : "Exprimer ses idées, incarner qui l'on est, se montrer vulnérable, montrer ses émotions = être jugé-e, punis, ou ça peut être dangereux.


Et c'est ainsi, que vous avez intégré dans votre cerveau ce programme de protection : je ne dois pas me montrer tel-le que je suis, ni me montrer vulnérable, car être faillible c'est être faible !


En séance, on ne vous donne pas des réponses à votre problématique, on vous pose des questions pour que vous exprimiez votre ressenti : une situation qui renforce le sentiment de vulnérabilité et de danger.

Ce qui est déstabilisant, quand on s'offre justement l'opportunité de pouvoir déposer ce que l'on ne révèle à personne.


Souvent, les personnes que je reçois me disent au début de la séance qu'elles sont stressées. Elles ont peur de ce qui va être exprimé ou mis en lumière.

Parfois, quand elles explorent des situations, ou des ressentis, elles vont dire "mais c'est ridicule", et avoir honte d'avoir pu dire, agir d'une certaine façon dans leur vie.


Quand je leur pose des questions pour qu'elles puissent, d'elles-mêmes trouver les réponses selon leur histoire, leurs expériences, leur façon de pensées, c'est difficile parfois, voire impossible par moments.


Pour l'avoir vécu, et parce que maintenant je comprends notre physiologie, je vais vous expliquer ce qu'il peut se passer (de façon différente pour chacun).


Ce que l'on peut se raconter à ce moment là :


  • Pour moi le thérapeute, ou coach représente une sorte d'autorité ou de supériorité : il a des connaissances et des expériences que je n'ai pas. Il s'installe ainsi un sentiment de hierarchie. Je dois être à la hauteur de ses attentes, j'attends qu'il me valide."



-> En réalité c'est un homme, ou une femme, aussi humain et donc sujet aux doutes, aux remises en questions, aux réactions que tout être humain. Il n'est pas supérieur à qui que ce soit. Son intention est de vous guider, vous accompagner, vous soutenir. Il est à vos côtés, mais pas au dessus de vous. Il n'a pas à avoir un pouvoir sur vous.


  • "J'ai peur qu'il/elle me juge"

-> Il est là pour vous aider à explorer, défaire les nœuds, faire le lien, vous reconnecter à vous-même, aux autres et à la vie avec confiance, pour apprendre à vivre avec votre histoire.


  • "Je sais ce qu'il va me dire ou "Quelle réponse ou réaction attend-il de moi quand il me questionne?" :


-> Le côté "bon élève" reprend le dessus avec l'envie de bien faire : c'est un comportement habituel de protection, adopté depuis l'enfance comme automatisme, qui rassure.

Les projections sur les attentes sont encore plus fortes, quand on a des connaissances en psychologie ou développement personnel, on essaie de projeter ce que l'on croit qu'il pense et attend comme réponses.



Quand le mode survie s'active, le corps envoie une information au cerveau qui lui dit "attention danger" (le danger étant ici la peur d'être jugé-e, mis dans des cases, dévalorisé-e, ridicule..)


En réalité, le seul juge présent, c'est le nôtre dans ces moments là.


Celui qui projette sur le/la thérapeute ses peurs.


C'est instinctif, animal et le système de survie réagit avec un état :

Soit :


  • Attaque et opposition : ce coach ne me comprend pas, je ne vois pas où il veut m'emmener, il m'énerve avec ces questions, qu'est ce qu'il sous entend de moi...

  • Fuite ou faire plaisir : les réponses et sujets partent dans tous les sens, on cherche à faire plaisir, répondre "la meilleure réponse" en mode "vous voulez que je vous dise que...c'est ça ?"

  • La sidération : dissociation avec les pensées, l'instinct ou l'intuition, les pensées, Blackout complet. Impossibilité de répondre.


Dans ces moments-là, si le thérapeute peut avoir tendance à répondre "vous êtes trop dans le mental, vous avez besoin de vous faire confiance, de passer à l'action..." et même s'il essaie de proposer des conseils, sous couvert de bienveillance, la personne étant en mode "vigilance", ne va focaliser que sur ce qu'elle redoute : les réflexions qui peuvent passer pour un jugement, l'inconfort du thérapeute destabilisé qui réagit par co-régulation *


L'accompagné-e comprend selon ses filtres et son état : "tu es nul-le, tu ne comprends rien, tu réponds à côté, tu n'es même pas capable de faire l'exercice que je te propose, je n'ai pas de solutions pour toi...


Bien sûr que le professionnel ne dit pas ça, mais la personne se le dit à elle même, parce qu'elle a eu l'habitude d'être traitée ainsi, quand elle ressentait cet inconfort.


Si le/la thérapeute ou coach ne perçoit pas ce qu'il se passe, la séance va être de plus en plus destabilisante pour la personne.

Parce qu'elle ne sera plus en mesure de partager ses ressentis et faire les exercices en étant lucide, car son état n'est pas celui du vagal ventral : de la pix et la sécurité. Donc toutes ces perceptions sont faussées :

  • son image d'elle même ( je suis nulle, je suis faible, je suis incapable de répondre...)

  • Son image de l'autre (ce thérapeute est méchant, il me juge, elle ne me comprend pas, elle projette sur moi sa vie...)

  • Son image du Monde, de son histoire, de ses expériences...(c'est la faute des autres, le monde est dangereux, les autres m'ont fait vivre ça...)


Et l'émotion va la gagner, pas tellement par rapport aux sujets évoqués ou aux prises de conscience, mais à l'inconfort de se dévoiler, de se sentir jugé, d'avoir l'impression de mal répondre aux réponses, de ne pas comprendre là où le professionnel veut en venir...


La confusion est grandissante. Et si le/la coachée n'est pas en mesure de ressentir que c'est un état passager, cela va saboter les prises de conscience ou révélations éventuelles.


En rentrant chez elle/chez lui, il ou elle va se braquer, se sentir épuisé-e, dévalorisé-e, nul-le, jugé-e.

Occultant "le positif" de ce qui a pu être échangé, parce que le ressenti est trop déagréable ou inconfortable.

Ainsi, il/elle va avoir peur de revivre une séance, ou va fuir complètement le coaching.


Je lis souvent de la part des coachs des sous entendus culpabilisants :

"Ces gens là ne veulent pas sortir de leur zone de confort",


Et de l'autre côté, les gens qui ont peur, peuvent mettre en avant "les coachs sont des gurus, des personnes mal intentionnées, des arnaqueurs"



Le débat sur le prix des accompagnements va être très présents "ça devrait être gratuit", "c'est trop cher"...

Cachant qu'en réalité, nous avons peur de ne pas avoir le discernement nécessaire pour choisir la personne qui peut nous aider, et que nous doutons de notre capacité à avoir des résultats.

Car en réalité, 90% du travail vient de la personne accompagnée.


Mais si le/la professionnel-le ne sait pas le/la faire sentir en sécurité, elle a une part de responsabilité.


Chacun fait de son mieux, à son rythme, et selon son propre cheminement personnel.

Car derrière les professionnels se trouvent des êtres humains qui ont, eux aussi expérimenté la vie, et l'introspection.


Alors, comment faire pour se sentir en confiance en accompagnement ?


  1. Prendre conscience de cette insécurité, et de sa relation à la peur d'être jugé, manipulé...en fonction de la peur ressentie : l'explorer pour l'accueillir et la respecter.

  2. Observer comment cela se manifeste et quand, même dans la vie personnelle : est-ce au moment de parler de soi, de se dévoiler ? Est-ce avec tout le monde ?

  3. Trouver des ressources pour se sentir en sécurité : expérimenter le fait de parler de soi, ou de ses projets avec une personne de confiance. Trouver 1thérapeute ou 1coach qui vous ressemble ou qui partage une vision de la vie similaire à vous.

  4. Apprendre à se considérer comme 1ami-e, un parent, et ne plus s'identifier au juge intérieur, à nos émotions ou nos réactions...

  5. Revisiter la relation au coaching/à la thérapie : et si c'était l'occasion de pouvoir se confier, de tout dire, de faire le lien, de se libérer, de se projeter, mais surtout de se sentir entendu-e, reconnu-e pour ce que l'on est.

  6. Percevoir les questions comme un éclairage, un guide et pas un interrogatoire.


Personnellement, j'ai vécu des séances d'accompagnement hyper bienveillantes, et d'autres destabilisantes. Parce que mon état d'insécurité a pris le dessus.


Quand j'accompagne des personnes qui s'autorisent à être vulnérables, je les trouve particulièrement belles et touchantes. Et ça me rappelle à quel point cette aventure de l'introspection est extraordinaire


A force de m'auto-coacher, je vois tout de suite quand mes insécurités, mon manque de confiance ou mon mental viennent m'auto saboter, cela me permet de ne pas rester dans cet état, ou de me juger trop longtemps.

Je peux ainsi mettre en lumière ce qu'il se joue, en autonomie comme en accompagnement ou après, très rapidement.


Parce que je suis présente à ce qu'il se passe en moi, même dans ce qui est douloureux et inconfortable.


Je vous explique tout ceci plus en détail dans l'épisode 61 du Podcast des Chroniques de l'Eveil.



Si vous voulez apprendre à devenir autonome dans votre introspection, je vous invite à vous abonner à mon nouveau compte @exploretonje

Et si vous désirez que je vous accompagne, avec compassion et bienveillance, vous pouvez réserver votre séance en ligne.




*La co-régulation est le fait que nos systèmes nerveux soient connectés, si quelqu'un est stressé, il transmet son stress à l'autre, même dans sont attitude (non verbal). Et à l'inverse, 1thérapeute en confiance et sécurité va apaiser son client.



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