Le Blog des Chroniques de L'Eveil

Vous qui donnez tant, vous autorisez-vous à recevoir ?


Ne prenez pas seulement, donnez mais apprenez aussi à recevoir

Que vous soyez, parent, soignant, thérapeute, enseignant, aidant, dans une profession de services, artiste..vous passez beaucoup de temps à vous préoccuper du bien être des autres.


Faites vous partie de ces personnes qui donnent beaucoup ? Etes vous toujours là pour vos proches, ou les personnes avec qui vous travaillez (collègues, patients, agents, clients, élèves....) ?


A tel point peut-être, que vous vous coupez de ce que vous ressentez, de ce que vous avez envie de vivre, d'être... parfois même comme un sacrifice ou une loyauté...vous finissez par vous oublier.


Parfois, à force d'être au service des autres, totalement dévoué-e, on oublie ce qui nous anime vraiment.


Surtout que certaines croyances, nous font croire que se dévouer aux autres, donner gratuitement nos services, "surtout si c'est un don", doivent être gratuit = sans échange. Mais cela crée forcement un déséquilibre, et la nature déteste le vide.

En psychologie, on appelle ça l'homéostasie. C'est le principe d'équilibre entre les besoins et les satisfactions. En étant que dans le don, on oublie de nourrir l'un de ses besoins, donc on crée un déséquilibre dans notre système nerveux, qui peut provoquer des réactions.


Vous connectez-vous à vous même ?


connexion à soi Savoir s'observer

Savez-vous dire ce qui donne de l'élan à vos actions ? Prenez-vous l'habitude de vous connecter à votre corps, à vos ressentis physiques, émotionnels, à ce qui est agréable, ou inconfortable ?


Etes vous du genre à être quelqu'un qui vit dans la paix, ou est-ce plutôt votre quête ?


Croyez-vous qu'en vous sacrifiant pour les autres, conjoint, parents, enfants... vous leur faites vraiment du bien ? Pensez-vous que votre présence est agréable quand vous êtes sur les nerfs, rongé-e par la fatigue, la tristesse ou la frustration ?


Pour être solidaire auprès des autres, il faut être solide à l'intérieur. Même si vous jouez à la personne digne et forte, n'oubliez pas que ce qui émane de vous, parle pour vous dans le non verbal : votre corps marqué, vos humeurs, votre santé, votre façon de parler, de manger, de dormir...


Etre solide, ce n'est pas se faire analyser sur un divan chaque semaine, ou passer 2h en méditation par jour entre 2cours de yoga.


Etre solide, c'est savoir décoder ce que votre corps vous dit, lorsque votre ventre se serre avant un RDV, lorsqu'il est épuisé après avoir visité un lieu... Pas besoin de formation, juste être dans l'observation.


Qui peut savoir mieux que vous ce qui vous fait du bien, ce qui est juste, ce qui est désagréable, ce qui ravive une blessure émotionnelle ?


Etre solide pour être solidaire

Etre solide, c'est savoir être à l'écoute de son intuition et des signes de synchronicités que l'Univers (la vie, la Source ou Dieu, selon vos croyances) vous envoie.

Etre solide, c'est savoir ce que vous voulez Etre*, transmettre, créer.

C'est ce qui donne du sens à votre existence.


*Attention, je ne parle pas d'identité : le nombre de vos enfants, votre métier, votre salaire, votre situation familiale, l'argent qu'il y a sur votre compte ne définit pas spécialement ce que vous êtes, ce n'est pas ce qui vous rend attachant-e...

Je vous parle plutôt de ce que votre ETRE authentique peut ressentir au travers de ses projets : paix, amour, joie...


Je sais que c'est difficile à comprendre au début, mais pour avoir une image, visualisez un jeune enfant. Quand il vient au Monde, il se dégage de lui l'innocence, la spontanéité, la simplicité. Parce qu'il n'a pas encore le mental qui lui dit comment il doit se comporter pour être aimé. Il ne se compare pas aux autres, il/elle ne se sent pas "pas assez...". L'enfant EST point final. Il est connecté à lui, ce qu'il a besoin et veut vivre.

Et étonnamment, ce qui émane de ce petit être nous remplit de joie, d'amour, de bienveillance et d'envie d'aller vers lui.


Revenir à ce que nous sommes comme les enfants- se détacher de son identité

Si vous êtes aligné-e avec ce qui est juste pour vous, vous pourrez trouver la paix, même dans les moments douloureux ou de turbulences.

Parce que vous n'aurez plus honte d'afficher votre vulnérabilité, votre douleur, vos émotions.


Et plus vous les laisserez s'exprimer, plus vous pourrez cicatriser et apprendre à vivre avec.

Vous verrez même, que petit à petit, vous ressentirez de la gratitude envers les personnes ou les situations qui vous ont déclenché une réaction, parce que ça vous permettra de libérer des parties de vous en souffrance en vous.

Attention, je ne dis pas de fêter ce qui vous arrive, mais d'avoir la conscience de voir comment vous le gérez. De faire le choix de le vivre plus ou moins intensément en fonction de votre perception, et pas de de ce que l'on attend de vous. Nous n'avons pas tous la même façon d'appréhender ce qui nous arrive.


Par exemple, dans le cadre d'un deuil. J'ai pu voir que j'avais évolué dans ma façon d'agir et de réagir.


Au lieu de dramatiser encore plus la situation dans tous mes faits et gestes, d'attendre de certaines personnes une présence ou un soutien, j'ai géré mes émotions comme je les ressentais.

J'ai pleuré quand j'en avais envie, et même devant mon fils de 4ans, pour lui montrer qu'il a le droit de s'autoriser à exprimer ce qu'il ressent.


Mais j'ai pu rire et parler avec amour et humour de la personne décédée telle qu'elle était. Sans l'idolâtrer, ou l'oublier.


S'Eveiller c'est mieux se connaitre, et savoir plus vite ce qui est juste et bon pour nous dans les moments inconfortables :


Parce que vous allez apprendre à vous consoler (et ne pas attendre que quelqu'un le fasse), à vous donner les moyens pour vous ressourcer et vous apaiser plus vite, et ne pas stagner dans ce moment où vous vous sentez comme une "victime qui subit sa vie".

Plus vous avancez dans votre Eveil, plus vous savez quel outil ou quelle personne peut vous aider selon ce que vous vivez. Et cela vous évite de focaliser trop sur votre problématique, et d'être dans une démarche plus active.


Parce que vous avez le pouvoir de créer votre vie, de choisir quelles sont vos réactions, combien de temps dure votre souffrance par rapport à votre histoire.

Ainsi, vous n'écouterez plus la petite voix de votre cerveau, qui vous fait croire que vous ne pouvez pas, que les autres sont mieux, que vous auriez dû ou pas, faire, dire, ressentir ça.

Vous allez accepter d'être humain-e, de vous laisser traverser par vos émotions, de faire des ponts ou des marches avec vos épreuves, pour en faire des expériences qui vous élèvent et plus des drames qui vous engloutissent.


Les Questions à vous poser si vous avez du mal à recevoir :


A force de trouver cela tellement évident de donner aux autres, d'être là pour eux, n'avez-vous pas pris l'habitude de le faire sans attente ? Parce que pour vous c'est naturel, mais aussi peut être inconsciemment, par protection. Parce que souvent être dans l'attente peut tuer nos désirs, nos relations, notre créativité.


Apprendre à recevoir

Bien-sûr, il n'est pas question de donner uniquement dans un système d'échange.

Mais plutôt de trouver l'équilibre, en général entre ce que vous offrez aux autres, en termes de temps, de patience, d'Energie, d'écoute et ce que vous recevez de part et d'autres. On peut donner à quelqu'un, et recevoir sous une autre forme de la part de quelqu'un d'autre.


Si je vous parle de ce sujet, c'est parce que je me suis rendue compte, qu'il est vraiment difficile pour moi, de recevoir, que ce soit un compliment, un cadeau, de l'argent, du temps... Je suis née le jour de la Saint Modeste ! Donc ce n'est pas du tout de la fausse modestie, mais une sorte d'empreinte.

Et mon histoire a mis en place un fonctionnement dans mon système de survie, qui pense qu'il est plus important de prendre soin des autres pour qu'ils se sentent bien et créer autour de moi un environnement plus apaisé et serein.


Et depuis que j'ai entendu cette phrase "Pour donner, il faut recevoir", j'ai compris que l'harmonie n'était pas là me concernant.


Et je sais que je ne suis pas la seule ! Parce que les personnes que j'accompagne sont aussi très tournées vers le bien-être des autres, et ressentent un grand vide, parfois même une sensation d'être inutile, jusqu'à perdre l'intérêt d'exister pour les autres, parce qu'elles ont l'impression de ne pas être valorisées, écoutées et aimées.


Alors, je vous invite à faire comme moi, dans un premier temps, observez ce que vous ressentez, quand quelqu'un vous fait un compliment ? Quand quelqu'un vous propose un service spontanément.


Savez vous l'accueillir avec le cœur à bras ouverts, ou est-ce inconfortable ?

Personnellement, j'ai toujours été en admiration en voyant les personnes capables de montrer leur joie de façon spontanée !


Demandez-vous si vous ne vous sentez pas assez légitime ? Ou si vous avez peur de ne pas le mériter ? Ou de décevoir l'autre ? Ou n'osez vous pas dire non, parce que vous n'avez pas envie ou besoin de ce que l'on vous propose, et vous avez l'impression plutôt qu'on vous l'impose ?


Quel modèle avez-vous eu dans votre famille ou votre enfance, sur le comportement à adopter quand on reçoit un cadeau ? Sur la façon d'exprimer vos émotions ?


Si vos parents étaient plutôt introvertis, sur la réserve, ce ne sera pas pareil que des parents qui montrent avec des cris du cœur, le plaisir qu'ils ressentent quand on les complimente, ou qu'on leur fait plaisir.

Et si on vous a répété de rester discret-e, que "ça ne se fait pas de pleurer ou d'exposer sa sensibilité", il est certain que vous avez mis en place des barrières, ou que vous manquez d'outils pour laisser s'exprimer cette spontanéité. Cela fait partie des loyautés familiales, de répéter un fonctionnement (de manière consciente ou inconsciente, comme un modèle, une vérité pour vous).


Savez-vous faire la différence, entre ce qui vous est offert avec le coeur, ou quand la démarche de la personne fait écho à une blessure. C'est à dire qu'en étant très présente, elle se met en mode "sauveur", ou elle veut montrer qu'elle est utile ?


Parce que les autres mettent en lumière des parties de nous pour lesquelles nous nous jugeons, ou que nous cachons. Donc si nous sommes dans une posture de "je suis là pour tout le monde pour me faire aimer", quand quelqu'un a le même comportement cela va nous heurter.


Avez-vous peur de lui être redevable ? Ou qu'elle même attende quelque chose en retour que vous n'êtes pas prêt-e à donner ?


Vous voyez, il n'y a pas de solution magique qui convient à tout le monde. Il y a des questions à se poser mais pas pour analyser, ressasser, culpabiliser. Simplement pour comprendre ce qui se joue en vous à ce moment là.


Alors l'invitation du jour est : Et vous ? Savez vous recevoir ? Et sinon, êtes vous en mesure de vous observer pour prendre conscience de ce qui est inconfortable pour vous dans ce genre de situation ?

En souffrez vous ? Avez-vous tendance à être dans l'attente et décu-e, ou vivez vous dans la peur du manque ? Ou encore dans une sorte de dépendance affective, qui nécessite des preuves d'amour de l'autre tout le temps ?


Si vous sentez un déséquilibre, une difficulté, ou un inconfort et que vous désirez avancer sur ce sujet, parce que vous sentez que cela a un impact sur vos relations (à vous même, à l'argent ou aux autres), vous pouvez me contacter, pour un échange découverte, afin de voir comment je pourrai vous apporter un éclairage sur ce que vous ressentez.




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